France : Oyez ! – “Nous développons des concepts digitaux pour deux grandes chaînes ainsi qu’une marque automobile mondiale”

12 décembre 2011 2:28

Oyez_logoOoh-tv a échangé avec Henri Danzin et Olivier Nachba, les co-fondateurs d’Oyez !. Créée en 2006, cette agence digitale compte 12 employés et affichera, cette année, un chiffre d’affaires d’1,3M€.

Pouvez-vous nous présenter Oyez ! ?

Oyez ! est la rencontre et l’association de deux profils, un créatif (Henri) ayant sévi en agence de publicité, et un profil technique (Olivier) ayant exercé en startups.

Nous étions souvent frustrés par les projets sur lesquels nous travaillions : d’un côté, des projets technologiques, pointus mais déconnectés de toute notion d’usage, d’ergonomie, et de l’autre, des projets créatifs, très beaux graphiquement mais techniquement non fonctionnels.

La mission d’Oyez ! fut, donc, d’emblée d’assurer la meilleure synthèse entre des concepts créatifs et des solutions techniques innovantes.

L’agence intègre, aujourd’hui, trois pôles d’activités. Le premier, dirigé par notre associée Marie-Agnès Pélegrin, est lié au monde de l’édition en ligne : nous proposons une plateforme de diffusion web, mobile, tablettes pour la presse. Nous comptons comme clients près de 60 titres de Presse Hebdomadaire Régional ainsi qu’un certain nombre de titres de presse magazine (Reader’s Digest, ArtPress, LVA…). Cette offre a, par la suite, été déclinée en une solution d’intranet pour des clients comme But ou Nouvelles Frontières.

Le second pôle héberge une activité d’agence de communication digitale plus traditionnelle : nous réalisons des sites internet, des applications mobiles et tablettes ou encore des contenus audiovisuels pour le compte de marques. Nos références sont des sociétés comme Castorama, La Société Générale ou Kingfisher mais également Google Enterprise, qui nous a confié, par exemple, la production d’outils de communication pour ses événements en Europe, Afrique du nord, et Moyen-Orient.

Notre dernière activité a trait aux interfaces de contrôle – qu’elles soient tactiles, à reconnaissance de mouvement, de son, qu’ils s’agissent d’écrans classiques, de mobiles, de tablettes… Nous collaborons, sur ces thématiques, avec BUT, des centres d’enseignement universitaires de la Rue des Saints Pères (médecine) et d’autres très belles marques sur lesquelles nous communiquerons l’année prochaine.

Ce dernier pôle, qui opère sous la marque Osens, est en forte progression. Nous avons, d’ailleurs, levé 450k euros en 2010 auprès de business angels, afin de financer sa R&D.

Vous êtes une agence d’essence digitale – en quoi cela impacte t’il votre façon de travailler le Digital Media ?

Notre fonctionnement s’inspire des méthodes Agile, qui permet des délais de mise en œuvre plus rapides et d’impliquer très tôt nos clients.

Concrètement, cela consiste à produire rapidement une maquette quasi-fonctionnelle. Pour le projet de bornes tactiles BUT, nous avons livré une première version de la solution en 2 mois.

Ce positionnement sera facilité par le développement de l’hardware open source, qui nous offrira une accessibilité, rapide et à un moindre coût, à un grand nombre de technologies Matériel. Nous sommes réellement à l’aube d’une révolution qui permettra à de « petites » agences d’être pertinentes, réactives et compétitives face à de gros acteurs.

Quelles dimensions d’un projet de digital media vous paraissent aujourd’hui insuffisamment adressées ?

Une stratégie digitale sur le point de vente ne peut être dissociée d’un contexte, bien réel.

Pour des solutions d’aide à la vente (Ndlr : comme c’est le cas chez But), il faut par exemple éduquer les vendeurs à ces nouveaux supports, dissiper les peurs et créer l’impulsion pour qu’ils se les approprient. Il faut mettre en place de véritables stratégies de conduite du changement, modifiant l’organisation en interne et les habitudes de chacun. C’est parfois un chantier bien plus lourd à mener que le simple déploiement de solutions digitales.

Un autre point important a trait au design des mobiliers. Il faut travailler de plus beaux objets. Nous comprenons que, dans l’espace extérieur, la tentation de fabriquer des « tanks » capables de résister à tout type de dégradations soit une nécessité, mais en magasin, il n’y a aucune excuse pour ne pas faire du qualitatif, du séduisant.

Enfin, l’intégration du digital dans le design d’un point de vente reste encore à améliorer. Les designers d’espace et les architectes ont du mal appréhender le digital autrement qu’à travers un écran LCD ou une face LED basse définition…

De notre côté, nous souhaitons assurer une approche la plus verticale possible, de façon à produire des solutions sur-mesure mariant plate-forme logicielle, interface, contenu, mobilier, le tout intégré de façon harmonieuse dans un espace.

Quels sont vos prochains projets de Digital Media ?

Nous travaillons à des concepts digitaux marchands pour deux grandes chaînes, ainsi qu’à un concept de théatralisation numérique de point de vente pour une marque automobile mondiale. Ce projet sera dévoilé à Paris en Mars prochain.

Catégories : Borne, Contenu, Digital Media, Software

Mots-clés : , ,

Laisser un commentaire